Évaluation des impacts socio-économiques

Dans certains projets, l’on se limite au suivi d’exécution, concentrant les efforts sur l’évaluation des procédures et le suivi des dépenses. Ce n’est que plus tard que l’on s’attarde aux enjeux transversaux et à l’évaluation des effets et de l’impact ultime. L’analyse diagnostique et le dispositif de collecte de données n’ayant pas été prévus dès les phases initiales du projet, l’appréciation de l’impact devient superficielle ou ne peut tout simplement pas être réalisée. Il est pourtant impératif qu’à l’issue d’un projet, particulièrement en ce qui concerne les projets d’infrastructure d’envergure, l’on soit capable d’évaluer dans quelle mesure la réalisation des différentes activités du Projet aura permis d’atteindre les objectifs de développement, et ce, en lien avec les principaux axes retenus. En fait, le suivi d’impact de projet doit permettre de cerner « le changement » induit par la réalisation de ses différentes activités sur le bien-être des bénéficiaires et sur l’environnement.

Pour que cela soit réalisable, il faut nécessairement que les conditions suivantes soient réunies :

  • Qu’un consensus soit établi autour de principaux indicateurs d’impact à suivre et des données à collecter en rapport avec les axes majeurs du projet, et ce, de manière participative ;
  • Que la situation initiale (i.e. situation avant le projet ou situation de référence) soit établie pour chaque indicateur d’impact avant le démarrage des activités du projet.
  • Que les acteurs locaux soient pris en compte, qu’ils soient directement ou indirectement impliqués dans l’intervention.

De la même façon, on peut considérer la réalisation d’une étude diagnostique comme préalable à l’Élaboration d’un projet de développement durable adapté aux enjeux locaux. L’étude y menant nécessite de mobiliser une grande quantité d’informations de même que l’utilisation d’outils simples, fiables et adaptés au contexte. Ces outils devront être développés afin de permettre l’identification des forces et des faiblesses du milieu eu égard aux aspects centraux du projet, tout en couvrant les trois principales dimensions du développement durable (environnemental, économique, social). Pour être utile, l’étude diagnostique mise en œuvre doit pouvoir mener à une analyse approfondie des rapports entre ces composantes et de mettre en exergue les questions transversales auxquelles le projet devra s’intéresser.

En ce qui a trait à l’établissement de la situation de référence, celui-ci est une conditionnalité de l’appréciation de l’impact d’un projet ou d’un programme. En effet, la question d’imputabilité des changements observés aux seules actions initiées constitue un réel casse-tête. Il serait irréaliste de tenter de décrire avec précision la contribution ou l’apport de la réalisation des actions du projet à chacun des changements observés. La meilleure approche consiste donc selon nous en la prise d’une « photo » de la situation avant le démarrage du projet ou, en d’autres termes, l’obtention d’une image claire et précise de la situation de référence, en réalisant une étude ou enquête de référence avant (ou dès) le début du projet.

Évaluation par les bénéficiaires

Au cours des dernières années, ADA Consultants a mené à bien diverses enquêtes socio-économiques, mettant toujours en œuvre une approche de développement durable qui s’efforce de tenir compte des valeurs transversales telles que le renforcement des capacités, l’approche genre et le développement durable, dans une optique d’amélioration du niveau de vie des populations. Les projets de développement auxquels ADA Consultants est fier d’avoir participé sont de niveaux de complexité variés et impliquent parfois un grand nombre d’objectifs secondaires, de mesures et d’activités. Chez ADA, nous sommes donc très familiers avec les approches globales et multisectorielles utilisées surtout dans la phase de planification des projets et qui ont pour objectif premier de tracer les grands axes de développement, incluant les composantes et activités à réaliser, ainsi que d’évaluer leurs impacts socio-économiques.

Selon la spécificité de chaque projet, outre les aspects techniques, les études portent sur les aspects socio-économiques à l’échelle régionale, concernant les résultats immédiats, les interactions attendues et les conséquences à moyen et long terme des ouvrages d’aménagement et des infrastructures de base.

Dans les phases plus avancées des projets, les études portent par la suite sur les détails des composantes, de la planification jusqu’à leur mise en œuvre. Notre vaste expérience en matière d’enquêtes socioéconomiques et d’études diagnostiques est illustrée par notre participation à de nombreux projets :

  • S&E du projet de réhabilitation de la route nationale 2 et de désenclavement de l’île à Morphil, Sénégal
  • S&E de l’impact de la facilitation du transport sur le corridor CU9, UEMOA
  • S&E du Projet de Réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip (46 km), Sénégal
  • Conception d’un système de S&E du Projet routier FTHRP, Libéria
  • Conception et mise en place du Système de S&E pour le Programme Sectoriel des Transports du Burkina Faso (PST)
  • Établissement de la situation de référence et mise en place d’un système de S&E du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la région de l’Indénié-Djuablin, Côte d’Ivoire
  • Établissement d’une situation de référence pour le renforcement du système de planification et de S&E, secteur Infrastructures DSRP 2 (MININFRA, Rwanda)
  • Conception et mise en place d’un système d’information de S&E (SISE) du PASEP, Tchad
  • Projet d’Appui au Système de Suivi-évaluation du Programme FIDA, (PASYME), Sénégal
  • Élaboration du système d’Information de gestion du S&E du Programme Sectoriel des Transports du Burkina Faso (PST)
  • Conception du Système d’Information du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) sur le secteur des transports internationaux de marchandises, Burkina Faso.